L’euro a encore perdu du terrain face au dinar algérien sur le marché noir des devises ce dimanche 28 décembre 2025. Le billet de 100 euros a perdu 100 dinars par rapport à la cotation de la veille. Ainsi, 100 euros s’échangent à la vente contre 27 900 dinars. Pour l’achat, la moyenne est de 27 600 dinars pour 100 euros.
Cette baisse s’explique par deux facteurs principaux. Le premier est lié à la période de fin d’année. À l’approche du Nouvel An, les transactions en devises baissent naturellement. Ce phénomène est bien connu des cambistes. Les clients traditionnels, notamment les opérateurs économiques dépendant du marché noir, observent généralement une pause. Moins de demande entraîne mécaniquement une baisse des cours.
Le second facteur est la récente décision du ministère des transports. Le ministère a imposé de nouvelles conditions aux agences de voyages qui organisent des sorties touristiques vers la Tunisie. Cette réglementation stricte a contraint la majorité, voire la quasi-totalité, des agences à arrêter l’organisation de voyages.
Moins de voyages signifient moins de besoins en devises étrangères. Par conséquent, la demande sur le marché noir diminue, ce qui tire les cours vers le bas. Les experts expliquent que le lien entre tourisme et marché parallèle de devises est direct. Chaque arrêt d’activité touristique réduit l’achat de devises, influençant immédiatement le taux de change sur le marché informel.
Les cambistes observent également un effet psychologique. La prudence des opérateurs augmente en fin d’année, combinée à la baisse des transactions touristiques. Cette double pression accentue la chute de l’euro face au dinar.
En résumé, le recul de l’euro sur le marché noir s’explique par une combinaison de facteurs saisonniers et réglementaires. La période de fin d’année réduit naturellement la demande. Parallèlement, l’arrêt des voyages vers la Tunisie freine les besoins en devises étrangères. Les deux facteurs conjugués ont provoqué une baisse notable des cours.
Pour les cambistes et les acteurs économiques dépendant des devises étrangères, la situation impose prudence et anticipation. Le marché noir reste volatil, et toute décision réglementaire ou changement de comportement des clients peut influencer fortement les cours.